jeudi 19 juin 2008

This is the end...


Demain, vendredi 23 juin 2008 à 13h20, je ferai mes adieux définitifs à Séoul et à la Corée. Un an d'émerveillement, d'énervement dans ce pays fascinant et frustrant si loin de nos conceptions occidentales et de notre mode de vie français. C'est avec le cœur empreint de nostalgie que je tape ces derniers mots, la déception de partir étant compensée par la joie de retrouver les miens et le sentiment que ce que je laisse derrière moi ne restera pas à Séoul mais m'accompagnera toute ma vie durant.
Dans ce dernier message, j'adresse une pensée particulière à ces amis des 4 coins du monde à qui il faudra bien rendre visite un jour ou l'autre, à ces amis français qui ne m'auront jamais fait défaut malgré la distance, à ma famille qui se sera développée une nouvelle passion pour la Corée, à Anne-So qui m'aura toujours soutenu dans mes choix et enfin à la Corée et aux Coréens pour le kimchi, le dongdongju, les naengmyon et les noraebangs, vous me manquerez les petits amis !

Encore merci à ceux qui m'auront vaillamment suivi durant toute cette année, j'espère que la lecture de ce blog vous aura donné envie d'en savoir un peu plus sur la Corée, la Chine ou le Japon. Trois pays si proches et pourtant si différents dont les similitudes et différences jettent à chaque visite une nouvelle lumière sur leurs cultures et leurs habitants.

A ceux qui tomberaient par hasard sur ce site, vous y trouverez les quelques bribes d'un an de ma vie à Séoul, en Corée du Sud. J'espère que ces quelques mots jetés sur la toile sauront rendre justice à ce pays et sa culture.

Adieu et à bientôt,

Martial

jeudi 12 juin 2008

Pékin Express


L'empereur de Chine Ming Martial (qui selon certains ressemblerait plus à un clown de cirque qu'à un monarque asiatique) entouré de l'Impératrice et de la Première concubine

Je profite d'un peu de répit dans ma dernière semaine à Séoul pour vous offrir sur plateau d'argent le merveilleux récit de mon incroyable voyage à Beijing. Partis de Séoul avec la concubine Laure à gauche, nous fûmes recueillis par l'impératrice Luojia sur la droite qui nous avait concocté un programme aux petits ognons.

Beijing est une ville folle où tout semble se construire et se déconstruire, un mélange de chaos anarchique et de rigueur communiste où les immenses avenues tirées au cordeau croisent les quartiers plus traditionnels. Une ville où les centrales nucléaires sont visibles d'un haut d'un temple et où l'ambiance légère et amicale qui y règne semble à mille lieux des souvenirs douloureux de la Révolution Culturelle. Une ville enfin où l'on projette de maintenir les athlètes au sec en tirant des fusées anti-pluie vers le ciel !
A moins de deux mois des jeux olympiques, la ville entière était en effusion : les monuments historiques avaient perdu la quasi totalité de leurs échafaudages tandis que les stades et installations olympiques se dressaient peu à peu. A Pékin, on se sent bizarrement loin des censures et autres exactions du gouvernement de Hu Jintao et devant l'enthousiasme avec lequel la ville et le pays se dirige vers les JO, on ne peut s'empêcher de souhaiter que ces Jeux se déroulent de la plus belle manière qui soit. Pékin est une ville schizophrène et l'on le devient sans doute un peu en s'y aventurant.

Ce qui marque d'entrée à Pékin, c'est le caractère grandiose des sites historiques de la capitale. Entre le Palais d'été et son lac artificiel de 2 km carré creusé à la main pendant 14 ans.


La Cité Interdite et son dédale de couloirs débouchant sur d'immenses palais surplombant des places quasi désertes.

Et un voyage à Pékin ne serait pas complet sans une visite de la muraille de Chine (et sans dégustation de canard laqué, mais ça c'est une autre histoire...). En gravissant les pentes escarpées du vestige impérial, on est pris d'une pensée émue pour ses pauvres soldats condamnés à gravir ces marches en armure sous le soleil de plomb de l'été chinois.

Impressionnants également ce sont ces poissons rouges géants qui auraient déjà dévoré plus de 534 enfants lors d'une balade familiale aux Collines Parfumées.


Mais Pékin c'est aussi des quartiers que l'on ne trouvera jamais ailleurs. Des spécificités locales qui semblent tellement liées à la ville que l'on ne voit pas comment on pourrait voir ça dans une autre région du globe.
Tout d'abord le quartier de HouHai, centre du Pékin traditionnel. Ensemble de bars entourant un plan d'eau, de nuit la splendeur du cadre n'n'est perturbé que par ces bouchons de pédalo coincés dans les voies d'accès au lac.

Et enfin la zone 798, une zone industrielle désaffectée reconvertie en espace géant pour galleristes et créateurs d'arts. Espace dingue où jeunes branchés et ouvriers se côtoient sans que l'on sache vraiment qui est à sa place.



Tout comme ce sympathique canidé, je m'apprête moi aussi à sauter les longitudes. D'ici là je vous aurai retrouvé pour un déchirant message d'adieu.

Ming Martial pour son avant-dernier message, snif snif...

mardi 3 juin 2008

"Good job Baléry"

Ce sont sur ces mots de soulagement que s'est achevé ma soutenance lundi dernier. Voilà c'est quasiment fait, après un an d'effort acharné je vais enfin pouvoir accrocher mon diplôme coréen dans mes toilettes.
Quelques photos de mes dernières sorties qui résument assez bien mes goûts et passions.
Les deux premières photos proviennent du salon de l'animation à Séoul.


Les photos et l'extrait vidéo ci-dessous ont été pris lors d'une énorme compétition de break-dance ce weekend à Suwon. Je vous invite vivement à regarder la vidéo qui montre l'hilarante prestation de l'équipe américaine : quand le Hip Hop rencontre Super Mario, wouah !



Je pars jeudi pour une petite semaine à Pékin où j'essayerai d'éviter les tremblements de terre et les manifestations anti-françaises et puis après deux-trois examens et Final Papers ce sera le temps de faire mes adieux à la Corée. Et oui ça sent la fin ! Je ne pense pas que vous soyez encore très nombreux à lire ce blog (quoique... Les chiffres de fréquentation sont au beau fixe) vu la baisse de fréquence par rapport au dernier semestre. Pour les rares survivants j'espère qu'il vous aura donné l'envie de découvrir la Corée et la région Est-Asiatique en général.
Je vous donne donc rendez-vous la semaine prochaine pour l'un des derniers messages.

Ouhlala je suis en retard, à très vite !

Martial

mardi 20 mai 2008

La peste fluo s'étend vers l'Orient


Un petite mise à jour des tendances musicales coréennes du moment. Ci-dessus le clip de "Circus" par MC Mong. J'avoue encore une fois, j'adore ce titre, parfait pour faire le chemin dortoir-université le matin (enfin juste le mercredi matin en ce moment...). Ahahahah !
Mais ce clip n'est que l'Antéchrist annonciateur d'une nouvelle bien plus terrible !
Vous n'aurez sans doute pas manqué de remarquer les accoutrements plutôt colorés qui habillent les danseurs et chanteurs de cette vidéo. Ça flash, non ?
Il semble qu'en revenant en Coréee cet hiver, j'aie ramené de France un agent contaminant bien plus terrible que la grippe aviaire ou la maladie de Creutzfeldt-Jacob...

Et oui, la Tektonik a définitivement envahi la Corée et il n'y a plus rien d'étonnant à entendre résonner le remix Tektonik de Yelle ou autres Mondotek. Les symptômes "Je danse tout seul dans le métro" ou "Je mets des t-shirts sans manches mais avec capuches" ne semblent pas encore être apparus et je vous demande de vous joindre à mes prières pour que le Mal ne s'aventure pas plus loin.

Marty Asian